Un passage sur l'île de Gorée
Un passage sur l'île de Gorée
Nos 2 Globes Trotteurs poursuivent leurs aventures. Toujours sur le continent africain, il continue de faire de merveilleuse rencontre. Voici le récit de leur voyage.
Barth nous avait proposé de nous accueillir sur l'île de Gorée, nous ne nous sommes pas fait prier.
Samedi en début d'après-midi, nous avons donc rejoint ce supporter de l'OL à l'embarcadère de Dakar, pour visiter son île, un lieu chargé d'histoire. Une vingtaine de minutes de traversée, le trajet est très court. La chaloupe est pleine à craquer, de dakarois, de goréens mais aussi de touristes.
On comprend dès l'arrivée pourquoi : ce minuscule caillou posé sur l'Atlantique est un véritable bijou, un paradis d'air frais qui incite irrémédiablement à la détente.
Affamés, nous passons à table derechef. Au menu, poisson yassa et poisson massé, servis par Mustafa.
Puis nous partons faire le tour de l'île. Le village, qui recouvre presque l'intégralité de la terre ferme, est d'un charme inouï. Sur les vieilles bâtisses coloniales, aux couleurs tantôt vives, tantôt pastelles, grimpent des fleurs et des plantes par milliers... L'ombre des baobabs invite les badauds à déambuler tranquillement dans les ruelles de sable fin.
C'est ce que l'on fait avec Barth, un résistant lyonnais au milieu de cette horde de supporters marseillais et stéphanois qui peuplent l'île ! Sa passion pour l'OL remonte à une dizaine d'années.
Quand on grimpe un peu, à l'extrémité de l'île, les figuiers de barbaries et les agaves reprennent leurs droits pour dominer l'océan. Il faut redescendre le long des rochers pour se jeter à l'eau. Avec ce soleil, on n'a qu'une envie, c'est de se baigner. L'occasion est trop belle, on saute donc à l'eau avec Damien... Mais il faut bien admettre que le bain sera de courte durée. Barth nous avait prévenus, cette eau est froide !
Barth nous fait ensuite visiter sa maison... Dans la cour intérieure, les fleurs semblent avoir pris tous les murs en otage. L'intérieur est d'une chaleur rare, les couleurs invitent à se poser, mais l'envie de continuer la visite prend le dessus, on reste donc peu de temps.
Les deux petits frères de Barth nous accompagneront pour le reste de la ballade, qui nous amènera jusqu'au terrain de foot, sur lequel règne un baobab. Ca n'empêche pas les jeunes de jouer, et même de bien jouer...
Bref, quand on est à Gorée, on a du mal à imaginer que cette île a été le théâtre de tant de drames humains : même si le passage des esclaves y a été plus marginal qu'on ne le dit, cet endroit fut pendant plusieurs siècles l'un des points d'ancrage des esclavagistes européens, et une terre disputée entre les hollandais, les anglais, et les français.
Vers 19h, vient l'heure du retour à Dakar, de la montée dans la chaloupe. Nous laissons donc Barth à Gorée, après avoir passé une super journée chez lui, avec lui. Merci à toi, Barth, pour cet accueil et pour ces moments que l'on a vraiment appréciés ! Et à très bientôt, que ça soit à Lyon, à Versailles, à Dakar ou ailleurs ! Bonne chance à toi !






