Rendez-vous avec Eric Dumas, Directeur de l’aéroport de Lyon-Bron
Eric Dumas, Directeur de l’aéroport de Lyon-Bron
Esprit Club : Le salon EBACE (European Business Aviation Convention & Exhibition) a eu lieu à Genève au début de la semaine. De quoi s’agit-il ?
Eric Dumas : C’est le salon européen de l’aviation d’affaires qui a lieu chaque année à Palexpo. Il regroupe l’ensemble de la filière (environ 500 exposants), du constructeur d’avions jusqu’aux compagnies aériennes spécialisées en passant par les équipementiers, les assistants d’escale, les flight support, les motoristes... Le visitorat (environ 15 000 personnes) est composé exclusivement de professionnels de la filière. Nous nous y rendons toujours afin de connaître les tendances, de rencontrer nos clients et de nous assurer que nos prestations correspondent bien à leurs attentes.
E.C. : Comment se porte l’aviation d’affaires actuellement ?
E.D. : De 2004 à 2008, l’aéroport de Lyon Bron a connu un développement de 15 % par an. Chute en 2009, stabilisation en 2010, rechute en 2011 (-6 %) et les premiers mois de 2012 sont positifs. La plupart des aéroports d’affaires connaissent les mêmes variations, dues à la crise.
E.C. : Quelles sont les caractéristiques économiques de l’aéroport de Lyon-Bron ?
E.D. : En 2011, nous avons enregistré 6 300 mouvements. Dans ce domaine, il y a peu de vols mais ceux-ci génèrent un important chiffre d’affaires. Et ils représentent un levier de développement économique important pour la métropole car les passagers sont en général des passagers de très haute contribution, voire des investisseurs. L’aéroport d’affaires est un véritable atout pour Lyon, d’autant que peu de villes disposent d’un tel équipement. En France, il y a seulement Le Bourget, Cannes Mandelieu et Toulouse. A noter qu’il n’y en n’a pas à Genève…
E.C. : Comment comptez-vous vous développer ?
E.D. : Nous avons développé ces dernières années la clientèle russe. Nous débutons une offensive sur les Etats-Unis puis nous envisagerons le Moyen-Orient. Des pays où la clientèle ne regarde pas la dépense mais la rapidité des déplacements.







